Communiqué

"Digital Arabesques 2015" de Michel Chevalier à Essaouira

ART Miguel Chevalier s'inspire de la culture et de l'architecture marocaine pour créer « Digital Arabesques ». C'est une installation de réalité virtuelle générative et interactive est présentée grâce à quatre Instituts français dans quatre villes du Maroc : Fès, Agadir, Tétouan et Essaouira.

« Digital Arabesques 2015 » revisite la tradition marocaine par le biais des nouvelles technologies. 
L'installation se déploie au cœur des trois médinas du dar Batha à Fès, du dar Benjelloun à Tétouan et du riad de l'Institut français à Essaouira. Elle est projeté au sol telle un tapis magiques. 
A Agadir, l'installation couvre le mur de l'Institut français. 
Différents « tableaux graphiques » composés de motifs géométriques en référence aux zelliges, aux 
arabesques, aux mosaïques et aux moucharabiehs, se succèdent aléatoirement. Ces différents motifs 
en mouvement créent une vague qui se forme et se déforme à l'infini. Nous découvrons des univers 
colorés vivant sans cesse renouvelés.

Grâce à des capteurs de présence, cette création est interactive. Ces univers graphiques de lumière réagissent aux mouvements des visiteurs. La vague se transforme selon leurs déplacements. Les arabesques se croisent, s'enchevêtrent, se superposent, dessinant de nouvelles compositions toujours plus surprenantes. Cette création renoue avec l’idée du trompe l’oeil et perturbe les perceptions des visiteurs en créant une sensation d'un sol ou d'un mur qui bouge et se déforme. Cette installation fait référence aux artistes de l’art cinétique et de l’Op’Art (Vasarely, Soto, Le Parc...), qui ont mené des recherches sur le mouvement et l’illusion d’optique et qui préfigurent l'art numérique.

Miguel Chevalier a trouvé dans l'art des zelliges, les sources d'une grammaire ornementale assimilable à son propre langage plastique. La géométrie qui caractérise cet art marocain répond à des lois mathématiques que les logiciels informatiques peuvent enrichir de formes nouvelles. L'art islamique rejoint ici l'art algorithmique et numérique.

Tels les Zelliges qui se développent du sol au plafond, les « Digital Arabesques » recouvrent le sol ou le mur, de leurs couleurs éclatantes qui rappelle cette terre colorée où le soleil est omniprésent. Le spectateur à l'impression de voir à travers un kaléidoscope géant qui transformerait l’univers en constellations. Cette création recrée l’atmosphère magique des tapis volants, qui sont teintées de rêve et de poésie comme les « Contes des mille et une nuits ».

« Digital Arabesques 2015 », Miguel Chevalier
Installation de réalité virtuelle générative et interactive
Logiciels : Cyrille Henry et Antoine Villeret

A découvrir à Essaouira du 22 avril au 3 mai, à l'Institut Français.