Tourisme et voyage, Hébergement, Loisirs et bien-être, Lieu

Essaouira-Mogador : une station balnéaire "archi-nature"

Par: Alice JOUNDI  

VERT Surplombant la mer entre forêt, dunes, lacs et océan, à seulement 3 km d’Essaouira, près du village de Diabat, une station balnéaire de grande ampleur est née, offrant un compromis luxueux à la région d’Essaouira entre nature et culture, tourisme haut de gamme et écologie, architecture contemporaine et patrimoine. En bref, on en prend plein la vue !

Essaouira-Mogador, un immense projet (580 hectares et une capacité de   10 000 lits) réalisé par la Société d’Aménagement d’Essaouira-Mogador (la SAEMOG), correspond à une vision du tourisme d’un genre nouveau. Intégrant à la dimension économique (et non des moindres avec une première phase à 4,5 milliards de dirhams) des valeurs fortes d’encrage économique et de respect de l’environnement, le gage de sa durabilité et de sa qualité en tant que station balnéaire estampée « upper class ».
Deux golfs de 18 trous, plusieurs hôtels 5 étoiles, des villas de luxe, animations culturelles : c'est un complexe entier qui se destine clairement à une clientèle aisée et soucieuse de l’environnement. Car, depuis le début du projet, les questions d’impact sur le site naturel se sont posées et on ne peut que s’en réjouir, sachant que les forêts, les dunes et la côte sauvage constituent un site écologique protégé abritant une grande diversité d’écosystèmes et d’espèces. C’est d’ailleurs aussi dans le but d’orienter le tourisme et les habitants de la région vers ce patrimoine naturel que la station a été réalisée. Essaouira, dont la médina conserve son aura en tant que destination culturelle, joue ainsi la carte du doublet « nature et culture ».

La « green attitude »

La station dans son ensemble est en quelques sortes dissimulée dans la nature. Au premier abord on ne voit que les vallons et les arbres parmi lesquels apparaissent peu à peu les maisons, le golf, l’hôtel... Seuls 8% de la superficie est construite, le reste est dévolu aux espaces naturels. Une serre de cinq hectares a d’ailleurs été créée pour permettre l’implantation de plusieurs milliers d’arbres et de plantes. Hauteur des constructions limitée, recyclage des eaux usées, matériaux naturels, le bleu de la mer et le vert de la forêt sont maîtres des lieux. L’herbe prédomine et supplante largement le béton.
Parmi les innovations, des jardins filtrants à grande échelle ont été mis en place pour la première fois au Maroc. Ces bassins aquatiques constitués de plantes aux vertus filtrantes servent à la 2ème épuration des eaux usées pour l’arrosage du golf. Un « green » qui  n’a pas de vert que sa couleur, car même son gazon a été sélectionné pour son adaptation au faible potentiel hydrique de la région. Le golf qui fut dessiné et pensé par Gary Player (golfeur passé au rang de légende vivante) dont l’approche a été d’intégrer « l’identité du paysage aux parcours » où « chaque élément naturel peut intervenir pour renforcer la beauté de la promenade et l’intensité du jeu » dixit son concepteur. Résultat : un classement parmi les 20 nouveaux golfs les plus « exciting » dans la revue de référence Golf World.
Un quartier résidentiel chic a également vu le jour, le Hameau de la forêt des lacs, constitué de 38 villas réparties par quartier. Là encore, le cadre naturel aura imposé les contraintes de construction. Matériaux nobles pour des maisons modernes et de plain-pied, avec vues multiples sur la nature et l’île Mogador. Le luxe au quotidien.
Enfin, le Sofitel Luxury Golf & Spa, ouvert en 2010, épouse merveilleusement la philosophie du lieu, tablant sur l‘harmonie permanente entre architecture et nature. Les intérieurs et extérieurs contemporains et luxueux se déclinent en espaces de vie ouverts. Les matériaux naturels, massifs ou ciselés tous inspirés par la Maroc, sa nature et ses arts y prennent place. L’établissement dit de « nouvelle génération » est le premier du genre au monde construit par l'enseigne.

A quelques minutes de l’aéroport international, la station Essaouira-Mogador, dont la première phase (sur les trois planifiées) est déjà achevée, doublera à terme la taille de la ville et de la population active, un bassin d'emploi et levier économique local qui contribuera au désenclavement d’Essaouira.

Texte Alice Joundi
Photo DR