À savoir, Culture

Jeux de lumières et tapis magiques à Essaouira

Par: Alice JOUNDI  

ARTS NUMERIQUES L'Institut Français d'Essaouira ouvre ses portes à Miguel Chevalier du 22 avril au 3 mai. Cet artiste enchanteur, savant moderne du trompe l'oeil pixelisé, habillera les sols de ses "Digital arabesques", dont les motifs s'animeront sous nos pieds. Après avoir exposé au Grand Palais à Paris, il vient créer l'illusion dans les Instituts Français du Maroc, et sera ce printemps à Essaouira pour notre plus grand plaisir.

Ludique, numérique et colorée : l'oeuvre de Miguel Chevalier nous invite à jouer avec les lumières et les motifs géométriques, nous plongeant dans une univers mouvant, presque magique.
Comme d'autres avant lui manipulèrent l'art cinétique, tels que Vasarely ou Soto, Miguel Chevalier explore la lumière et son règne de l'illusion, faisant à chacun perdre le sens des réalités pour un voyage onirique au pays des arts graphiques.
Projetée sur le sol ou les murs, son oeuvre est aussi réceptive aux mouvements des visiteurs, c'est donc une installation animée et interactive qui nous attend ces jours-ci à l'Institut Français d'Essaouira.

Enigmatique intitulé : "Digital arabesques"

Digital car l'exposition fait appel aux nouvelles technologies. Les oeuvres présentées sont en effet le résultat de savants calculs numériques, interprétant les volumes, l'espace et les mouvements comme autant de vagues invisibles.
Arabesques pour ses motifs directement inspirés des zelliges, mosaïques et moucharabiehs orientaux projetés et mouvants sur les sols de l'Institut Français.
Miguel Chevalier crée donc une géométrie instable, une oeuvre à motifs variables, où l'art islamique et les mathématiques se rejoignent dans un jeu qui pourtant ne doit rien au hasard.

Une "réalité virtuelle générative et interactive"

Techniquement, si les termes employés par ses installateurs nous plongent dans la science fiction, cette création animée nécessite une installation complexe, mise en place depuis quelques jours dans le hall de l'Institut. Des capteurs précisément positionnés interprètent les mouvements des visiteurs provoquant une diffusion aléatoire de motifs. Ainsi "les arabesques se croisent, s'enchevêtrent, se superposent, dessinant de nouvelles compositions toujours plus surprenantes."

Inaugurée le mercredi 22 avril à 19h, Digital Arabesques promet d'en captiver plus d'un. Elle sera en accés libre du 23 avril au 3 mai de 10h à 12h30 et de 15h à 19h.

En savoir plus sur l'artiste sur : www.miguel-chevalier.com

Texte Alice Joundi
Photo DR