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L’Institut Français d'Essaouira : "lieu de partage et d'échange culturel"

Par: Alice JOUNDI  

INTERVIEW Louisa Babaci, nouvelle directrice de l'Institut Français d'Essaouira, annonce une programmation culturelle riche et variée pour tous les âges, avec quelques nouveautés pour cette rentrée : ateliers numériques, accueil d'auteurs, débats d’idées et théâtre. Elle souligne par ailleurs, que l'ancrage franco-marocain de l'institution sera conforté par ses nombreux partenariats locaux et par les multiples actions culturelles (renforcer le jumelage d’Essaouira-La Rochelle, expositions, concerts, cinéma, festivals et résidences d'artistes).

BIO
Après des études de relations internationales, Louisa Babaci a travaillé dans le domaine des arts visuels auprès de l’agence Corbis Sygma à New York, puis à Paris, avant d’être nommée par le Ministère des Affaires étrangères à la direction des études et adjointe de direction d’un Institut français au Japon. Un Master en Management interculturel aura achevé de forger son sens du dialogue et sa démarche d’ouverture dans le respect des différences de chacun.

"Aussi, j'espère œuvrer au renforcement des liens franco-marocains en mettant mon expérience au service de la mission qui m'a été confiée. "Louisa Babaci, nouvelle directrice de l’Institut Français d’Essaouira (IFE).

QUELS SONT VOS OBJECTIFS ET ACTIONS PHARES POUR L'INSTITUT FRANCAIS A ESSAOUIRA ?

Poursuivre le travail déjà engagé avec une programmation culturelle assurant l'alternance d'une expression artistique marocaine et française. Dès cet automne deux expositions photographiques se succèderont ; actuellement celle de Sandrine Rousseau "Le désert du Sahara, Maroc", puis celle de Dounia Fikri "Bo’Jloud" (à partir du 17 novembre à l’occasion de La Nuit des Galeries 2017). 
La Médiathèque continuera d'accueillir des invités et des auteurs pour le débat d'idée avec notamment Rita Stirn en novembre et tout au long de l'année une programmation à retrouver sur notre site. La musique est également au programme, avec le concert de Samira Brahmia, musique orientale, en partenariat avec Dar Souiri le lundi 27 novembre. Le jumelage entre la ville d’Essaouira et la ville de la Rochelle continuera de se renforcer en 2018 avec des échanges entre artistes Souiris et Rochelais et la mise en place d’une résidence d’artistes. A noter, parmi les événements qui ont marqué 2017 et qui évolueront en 2018, le festival des Océanes sera renouvelé avec des thématiques où nous retrouverons le sport (surf), le savoir, la culture et l'environnement. 

DES NOUVEAUTES ? 

Une programmation théâtrale pour adulte puis pour enfant, respectivement, Les Cavaliers, d'après une adaptation du roman de Joseph Kessel le 8 novembre 2017 (à Dar Souiri) et pour un jeune public Othello de Shakespeare revisité pour les enfants en janvier 2018 (à l'IFE). Une programmation cinéma adulte et jeunesse afin d’initier à la culture cinématographique un public de plus en plus jeune. Une offre revisitée pour les cours de français avec la mise en place d'ateliers thématiques pendant les vacances scolaires : des ateliers numérique, patrimoine, calligraphie, slam... Le numérique fera parti des actions phares que nous souhaitons développer, une programmation spécifique est en réflexion en lien avec l'évolution du monde digital.

Par ailleurs la coopération éducative et linguistique sera renforcée avec les collèges et lycées d’Essaouira dans le cadre de la réforme toute récente d’un enseignement en français des matières scientifiques à partir du collège (auparavant à partir du lycée) et d'un enseignement du français à partir de la première année primaire dans les établissements publics marocains.

FRAICHEMENT ARRIVEE A ESSAOUIRA, QUEL EST VOTRE PREMIER RESSENTI DE LA VILLE ?

Il est encore un peu tôt pour moi pour avoir une vision complète d'Essaouira que je continue de découvrir tous les jours. Néanmoins, l'accueil particulièrement chaleureux qui m'a été réservé par mes collègues de l'Institut et les différentes personnalités que j'ai eu le plaisir de rencontrer ainsi que tous les contacts que j'ai pu avoir avec les Souiris me laissent présager d'une intégration facile. Elle me laisse augurer des perspectives fructueuses de travail et d'échanges avec tous. Ma première impression sur Essaouira ; c'est une ville qui me semble incarner ce qui selon moi est important, à savoir le nécessaire dialogue des cultures. C’est aussi une ville où le multiculturalisme m'apparaît très présent, d'un point de vu artistique ou tout simplement dans les relations du quotidien.

C'est pourquoi, je souhaite que l'Institut français d'Essaouira soit perçu comme un lieu d'ouverture, d'échange et de culture, où tous ceux qui le souhaitent puissent y venir facilement.